Résidence Istina : quelques échos

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21/01/2020

C’est la Semaine de prière pour l’unité chrétienne.

Après avoir partagé une pizza dans le quartier, les résidents d’Istina se rendent à la chapelle ND du Saint-Sacrement pour participer à la célébration œcuménique organisée ce soir par les communautés chrétiennes du 16e arrondissement de Paris. Sont présents des ministres et des fidèles catholiques, protestants, orthodoxes mais aussi gréco-catholiques de tradition russe.
La chorale de la paroisse orthodoxe ND du Signe (Exelmans) interprète plusieurs pièces du répertoire liturgique russe.

Après la prière, les fidèles se rassemblent autour d’un verre de l’amitié pour faire connaissance ou pour se retrouver.

 


14/01/2020

Reprise des exposés sur les « trésors » des différentes familles ecclésiales. Louis présente le saint patron de sa paroisse, Séraphin de Sarov.
Né à Koursk en Russie vers 1754, Séraphin de Sarov se distingue en sainteté en menant une vie de moine, d’ermite mais aussi de guide spirituel auprès du peuple russe. On peut le rattacher au grand mouvement des « startsy » (pères spirituels, en russe) et au renouveau du monachisme russe.
Ce qui fait l’unanimité dans les récits concernant le moine Séraphin, c’est la lumière qui émanait de lui ; lumière qui n’est autre, selon la tradition théologique orthodoxe, que la lumière incréée du Thabor.


17/12/2019

Pour sa dernière soirée avant Noël, la résidence Istina a pris l’habitude de participer à des œuvres caritatives. Ce soir, c’est à un « Café de rue » organisé par le Secours Catholique (pour lequel Yawovi est bénévole) et l’association Coexister qu’Istina a pris part.
Au pied de la tour Saint-Jacques (Paris 5e), les bénévoles tiennent un stand où sont servies boissons chaudes et viennoiseries : des personnes en difficulté (sans-abris, personnes migrantes…) viennent se restaurer et échanger quelques mots. Les résidents d’Istina ont donc pris part aux groupes de conversation qui se constituent spontanément, et discuter avec les personnes « de la rue ». Au-delà du café et de la viennoiserie, c’est une présence humaine qui est apportée à ces personnes souvent isolées.

  • L’image contient peut-être : 4 personnes, personnes souriantes, personnes debout, mème et texte

10/12/2019

Ce soir, la résidence Istina avait pour invité Raphaël Georgy, jeune luthérien de l’Église protestante unie de France. Raphaël est journaliste à l’hebdomadaire protestant Réforme, où il s’occupe de sujets religieux. Il est aussi étudiant à l’Institut supérieur d’études œcuméniques de Paris.
Après nous avoir présenté un panorama du protestantisme en France (luthériens, réformés, évangéliques), Raphaël a évoqué les spécificités du protestantisme par rapport aux autres confessions chrétiennes, notamment le catholicisme : comment le protestantisme vit les évolutions sociétales, comment il s’engage dans le mouvement œcuménique, mais aussi comment il vit sa propre diversité.


26/11/2019

Ce soir, Basile nous a parlé d’un endroit qu’il connaît bien : le Mont Athos. Basile y effectue régulièrement des voyages, soit comme guide, soit pour réaliser des films à destination des croyants de langue russe.
Presqu’île du nord-est de la Grèce, le Mont Athos est un haut lieu du monachisme orthodoxe ayant un statut d’autonomie au sein de la République de Grèce : il est entièrement dédié au monachisme masculin, et seuls les hommes peuvent y venir en pèlerinage.


19/11/2019

Les résidents d’Istina se sont rendus à la Maison d’Unité, pour la soirée hebdomadaire. La Maison d’Unité est un groupe de jeunes de diverses traditions chrétiennes qui vivent dans plusieurs co-locations en Île-de-France.

Pour cette soirée c’est Mgr Job de Telmessos, évêque orthodoxe engagé dans le mouvement œcuménique, qui fait une présentation sur la liturgie orthodoxe et ses particularités, notamment la place réservée aux icônes.

La soirée se termine par un office des vêpres orthodoxes célébré par Mgr Job et chanté par des résidents de la Maison d’Unité et d’Istina.


12/11/2019

Ce soir, c’est Vincent qui a pris la parole pour nous présenter la communauté de Taizé dans laquelle il a fait un séjour, qui l’a marqué, il y a quelques années.
La communauté de Taizé est une communauté monastique œcuménique fondée en 1940 par le frère Roger, pasteur protestant suisse. Le monachisme protestant, qui a connu un renouveau au siècle dernier, est hélas souvent méconnu.

Pendant son exposé, Vincent a insisté sur la beauté de la prière à Taizé et nous a vivement conseillés d’aller voir les choses de nous-mêmes. Ainsi ont commencé à germer des propositions : pourquoi pas un voyage collectif ?

Actuellement Vincent prépare l’examen d’entrée à l’École de formation du Barreau, en vue de devenir avocat.


05/11/2019

Originaire du Togo, Yawovi est doctorant en philosophie politique et éthique à la Sorbonne.

Dans son exposé ce soir, il a parlé de son engagement au sein du Secours Catholique. Engagement auprès des personnes démunies et des migrants via divers moyens comme le sport : Yawovi participe régulièrement à des compétitions de football avec le réseau Caritas.

Ses recherches doctorales portent sur les problématiques de justice globale et de réduction des inégalités dans le monde.


04/11/2019

Cette semaine la résidence Istina a reçu un nouveau résident. Jean est un jeune professionnel catholique, de retour en France après avoir grandi au Québec.

La résidence Istina s’internationalise encore…

 


15/10/2019

Ce soir, c’est Emmanuel qui a pris la parole pour nous parler d’une communauté qui lui tient particulièrement à cœur : les Béatitudes.

Fondée en France en 1973, cette communauté « nouvelle » est ancrée dans le renouveau charismatique et mène de nombreuses activités missionnaires, avec par exemple une maison d’édition.

Emmanuel est cette année le berger d’un groupe de prière charismatique, à Versailles : Resuscito.


13/10/2019

Pour ce premier dimanche commun de l’année 2019-20, c’est à la paroisse orthodoxe Saint-Séraphin-de-Sarov (rue Lecourbe, Paris 15e) que les résidents d’Istina se sont rendus pour la divine liturgie.

Après la célébration, le père Nicolas Cernokrak, recteur de la paroisse, les a invités à prendre le thé et à discuter. Les résidents ont pu mieux découvrir une tradition liturgique ancienne mais aussi une communauté dont les racines remontent à l’émigration russe des années 1920.

De retour à Istina, on a procédé à la traditionnelle photo de groupe. De gauche à droite et de haut en bas, on retrouve : Yawovi, Matt, Louis, Basile, Andreï, Vincent et Emmanuel.

 

 


08/10/2019

Étudiant orthodoxe en master Sciences des Religions et Société à l’École pratique des hautes études, Andreï s’intéresse aux milieux de l’émigration russe en France. Il nous a parlé d’une figure chrétienne qui compte pour lui : sainte Marie Skobtsov.

Arrivée de Russie à Paris en 1923, devenue moniale, poétesse et résistante face à la cruauté nazie, Mère Marie fut un exemple de don de soi jusqu’au sacrifice de sa vie. Elle a été assassinée en 1945 dans le camp de Ravensbrück.


01/10/2019

Istina reprend ses dîners hebdomadaires, qui ont désormais lieu le mardi.

Autour d’un repas préparé par l’un des résidents (Andrei, aujourd’hui) et d’une bonne bouteille de vin, spécialement choisie, les jeunes de la maison ont évoqué leurs projets pour cette année et échangé à propos de leur semaine d’étude ou de travail. Angleterre, Togo, Ukraine… les origines sont diverses cette année et cela donne bien des sujets de conversation !


Septembre 2019

L’année redémarre à la résidence Istina. Louis et Andrei y passent une deuxième année, d’autres résidents s’installent :

  • Vincent, en préparation de concours après son master de droit ;
  • Basile, en doctorat de théologie ;
  • Matt, en année sabbatique après sa licence de philosophie à l’université d’Oxford, au service d’Alpha France ;
  • Yawovi, en doctorat de philosophie ;
  • Emmanuel, en master de musique et en début de carrière comme hauboïste.

Ils seront bientôt rejoints par Jean, jeune professionnel dans une start-up parisienne.

Orthodoxes, catholiques ou protestants, ils font leurs premières expériences de rencontre interecclésiale sous un même toit.



19/05/2019

Le 19 mai 2019, troisième dimanche commun en tradition catholique cette fois, nous sommes partis vers le centre de Paris. En chemin, nous avons profité des compétences de Vincent, résident à Istina depuis 2 ans et guide d’église à ses heures perdues, pour un commentaire, à distance, de la façade de la cathédrale Notre-Dame.

Nous avons ensuite prié avec les Fraternités monastiques de Jérusalem, au cours de la messe dans leur église Saint-Gervais (Paris 4e). La célébration fut appréciée, tant pour sa beauté liturgique (beaucoup de processions avec encens, la joie de la communauté…) que pour les temps de silence et d’intériorisation suite aux différentes lectures de la Parole de Dieu.

Puis, nous sommes revenus à la résidence pour manger un bout.

Après le déjeuner, nous avons visité le couvent dominicain Saint-Jacques, voisin d’Istina.

Après une bonne discussion autour d’un café sur le toit-terrasse du couvent, nous avons pu visiter la bibliothèque du Saulchoir (plus de 350 000 ouvrages et de 8 000 titres de périodiques), en nous amusant à chercher les livres les plus anciens.

Puis ce fut le traditionnel temps de ménage pour clôturer cette belle journée.

 

28/03/2019

Le jeudi 28 mars, la résidence Istina a eu l’honneur de recevoir Philippe Sukiasyan, diacre de l’Église apostolique arménienne. Comme à notre habitude, nous avons commencé la soirée par la prière à la chapelle de la résidence. Ce temps de prière reste un temps fort de la soirée où toute la recherche œcuménique prend sens : l’unité autour de Jésus Christ.
Durant le dîner qui a suivi, Philippe s’est présenté : son apostolat auprès de la jeunesse comme enseignant puis comme responsable de la Maison des étudiants arméniens nous a particulièrement intéressés. Puis, au cours du temps fraternel qui suit notre dîner, Philippe nous a dressé rapidement l’histoire passionnante de l’Arménie : la façon dont la foi est arrivée dans ce pays par les saints apôtres Barthélémy et Thadée et lui a permis de s’unifier, la souffrance de ce pays d’être depuis le début sur une zone de tensions (entre les différents empires), qui a provoqué de nombreux exils, jusqu’à la tragédie du génocide après la Première Guerre mondiale par l’empire ottoman.
De façon très touchante, Philippe nous a livré le témoignage de l’histoire de sa famille depuis le génocide jusqu’à son exil en France, de son intégration à la culture française et de la façon dont il arrive à vivre sa foi en Jésus-Christ tout en gardant la spécificité de la liturgie de sa culture.
Il me semble qu’il a su nous transmettre l’amour de son pays et le désir d’y aller un jour. Merci beaucoup Philippe pour cette soirée !
Clément, résident

27/01/2019

Le dimanche 27 janvier, nous nous sommes rendus au culte en l’Église Connexion (Paris 3ème), où deux d’entre nous vont régulièrement le dimanche. Nous sommes partis ensemble vers 10h15 du centre Istina pour nous rendre à l’espace Saint Martin au dernier étage afin de nous joindre à cette communauté évangélique d’inspiration baptiste. Cette Église à été fondée il y a quatre ans par le pasteur Jason. Cette communauté, d’une grosse centaine de personnes maintenant, se rassemble tous les dimanches matins pour louer Dieu, implorer sa miséricorde et se laisser enseigner par la parole de feu de son pasteur, et prendre part au mémorial de la Sainte Cène de notre Seigneur Jésus-Christ, et vivre la fraternité des enfants de Dieu par le partage de sandwiches à la suite du culte. Ils se retrouvent aussi régulièrement dans la semaine pour partager autour du prêche et essayer d’adopter des moyens concrets pour vivre de cette Parole.

Les membres de la résidence Istina ont été très touchés par ce chaleureux et fraternel accueil de la part de la communauté. La louange, simple (une seule guitare), belle, vraie et authentique, nous a permis de nous mettre en présence de Dieu afin de mieux comprendre sa Parole. La qualité du prêche fut remarquée : le pasteur concluait un cycle sur les attributs de Dieu, en traitant de son éternité. Plusieurs des membres furent surpris par la profondeur de son message tant au point de vue intellectuel (à travers des références à Anselme de Cantorbéry) qu’existentiel (par exemple sur le jugement divin). Quelques interrogations demeurent pour autant sur la nature du mémorial de la Sainte Cène (entre les différentes traditions des jeunes de la résidence).

Après le culte, nous avons partagé leurs sandwiches et nous sommes revenus à la résidence pour un temps de discussion sur le culte et pour entretenir quelques parties de la résidence plus rarement nettoyées.

24/01/2019

Le jeudi 24 janvier, les résidents d’Istina sont allés à l’église luthérienne Saint-Marcel (Paris 5ème) pour la célébration de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens (la semaine du 18 au 25 janvier qui lui est consacrée chaque année). Nous avons pris part à la liturgie préparée, cette année, par les chrétiens d’Indonésie. Cette célébration a suscité de nombreux commentaires au sein de notre communauté. Nous avons trouvé très beau la demande de pardon en chaque tradition ainsi que la bénédiction commune à la fin de la célébration. Le reste de la célébration nous a interrogés, du fait de sa lourdeur et de son caractère un peu gauche : ce genre de célébration n’est-il pas un peu dépassé pour la société actuelle ? Nous comprenons que des générations antérieures ont été marquées par la désunion parfois violente entre les différentes traditions, cependant, il nous semble que l’aspiration de la jeunesse n’est plus de continuer à co­exister les uns à côté des autres en cherchant l’unité presque pour elle-même, mais d’accepter chacun nos différences et de s’unir autour de la personne du Christ mort et ressuscité pour chaque homme.

Beaucoup des participants furent surpris et enthousiastes de voir débarquer huit jeunes hommes pour cette célébration, et nous ont dit leur reconnaissance de venir à ces célébrations que semblent délaisser les jeunes. Ne serait-ce pas là un point à travailler ? Deux générations différentes, avec des intuitions différentes, qui pourtant s’unissent autour de la recherche de Dieu mais qui divergent quant aux modalités : l’unité des communautés de personnes (autrefois divisées) et l’unité autour de la recherche du Christ.

10/01/2019

 

Les résidents ont été chaleureusement et convivialement invités par la présidente de l’association Istina à participer aux vœux de cette nouvelle année. Logeant dans le centre d’études œcuméniques, c’était l’occasion de faire plus ample connaissance avec les administrateurs et d’autres membres de l’association que nous pouvons croiser dans les locaux, sans forcément bien les connaître. Dans l’après-midi nous avons aidé à l’organisation du buffet en tartinant des petits toasts, de façon joyeuse et fraternelle. Ce fut une belle soirée avec de chouettes rencontres !

07/10/2018

Le premier dimanche commun des résidents a permis de participer à une divine liturgie orthodoxe.

C’est dans la chapelle de Meudon que les résidents ont été chaleureusement accueillis par le P. Serge Sollogoub, recteur (et membre du conseil d’administration de l’association Istina), et par ses paroissiens. Dans cette communauté de l’Exarchat des paroisses de tradition russe (Patriarcat de Constantinople), la liturgie est célébrée en français, ce qui a permis à chacun de s’y repérer facilement. On a surtout remarqué la qualité du chant de l’assemblée.

De retour à Istina pour le déjeuner concocté par Vincent, les résidents ont accueilli Georges, un jeune théologien orthodoxe libanais, actuellement doctorant à Paris. Ils l’ont bombardé de questions sur les Églises orthodoxes, sur le Liban, et sur l’auteur qu’il travaille pour sa thèse : Origène.

Enfin, comme à l’habitude, la journée s’est achevée par quelques travaux d’entretien dans la maison, les uns et les autres se répartissant différents coins de la résidence pour ce grand ménage d’automne.

 

 

 

 


01/10/2018

L’année redémarre à la résidence Istina, avec trois « redoublants » – Alexander, Vincent et Samuel – et cinq nouveaux :

  • Andrei, orthodoxe, en master à l’ÉHESS (sciences des religions et société) ;
  • Clément, catholique, en licences Humanités (philosophie et théologie) ;
  • Jean-Charles, catholique, en fin d’études de finances ;
  • Louis, orthodoxe, dans un double cursus en philosophie et en allemand ;
  • Maxime, catholique, en études de neurosciences.

Nous aurons l’occasion de les découvrir tout au long de l’année !


03/07/2018

En ces temps de mondial de football, on peut dire que Nicolas B. est aussi important pour Istina que Fabien Barthez pour l’équipe de France 1998. Ce « divin chauve », qui à notre grand regret nous quittera l’année prochaine pour travailler dans une paroisse londonienne, a fait notre joie depuis son arrivée parmi nous. En effet, sa faconde, son énergie désordonnée, sa façon de venir toquer à la porte de nos chambres pour discuter avec nous, auront marqué notre année. Passionné d’histoire et de théologie, pouvant réciter par cœur les saints du calendrier de cinq confessions différentes, Nicolas est également un homme passionnant. Il a bien voulu nous accorder cette brève interview.

Quel est ton parcours et comment es-tu arrivé à Istina ?

Après une année dans un monastère américain bénédictin anglican, j’ai voulu faire un master en théologie orthodoxe à Paris, à l’institut Saint-Serge. Mon but était d’élargir mes connaissances théologiques, en particulier à propos des Églises orientales. J’en avais d’autant plus envie que mon meilleur ami est maronite. On m’a alors suggéré de loger à la résidence Istina, et c’est ce que j’ai fait. Je travaille à côté dans un hôtel parisien, en tant que réceptionniste. J’aime bien ce métier, à cause des relations humaines que l’on entretient avec les clients. Néanmoins, à long terme, je me sens appelé à devenir prêtre.

Quelle est ta confession ? Peux tu nous en parler ?

Je suis anglican. Je me suis converti pendant mon adolescence. Jusqu’alors, j’étais athée, ou agnostique. J’ai été baptisé dans l’Église réformée à dix-sept ans. Il y a cinq ans, après avoir rencontré l’évêque de la cathédrale américaine de Paris, j’ai été confirmé dans l’Église anglicane. L’anglicanisme se situe pour moi dans la tradition de l’Église, tout en étant marqué par l’herméneutique de la Réforme.

Comment as-tu vécu ton expérience œcuménique à Istina ?

C’était fantastique. J’ai beaucoup aimé vivre à Istina. C’était génial de pouvoir discuter de nos différences. Je me sens particulièrement concerné par les débats œcuméniques, étant donné que je me situe à la frontière entre deux penchants théologiques. L’essentiel est de discuter de façon constructive, tout en se focalisant sur notre relation à Dieu.

Un souvenir marquant ?

Le jour où nous sommes allés à la cathédrale américaine. Voir les protestants de la résidence communier a été pour moi très émouvant.


17/06/2018

Jean-Paul est l’un des nombreux guitaristes d’Istina. Il a bien voulu nous accorder cette brève interview.

Quel est ton parcours et comment es-tu arrivé à Istina ?

Je suis étudiant au sein d’une école d’ingénieurs spécialisée dans les mathématiques. Plus tard, je pense faire un doctorat. J’ai découvert la résidence Istina sur internet ; je cherchais un foyer chrétien, afin de poursuivre mes études à Paris.

Quelle est ta confession ? Peux-tu nous en parler ?

Je suis catholique. Ma particularité est que je suis issu de la communauté tamoule, mes parents étant originaires du Sri Lanka. Dans mon enfance nous allions en famille à la messe de notre communauté à Strasbourg. Mes parents, très pratiquants, désiraient nous transmettre la foi. Quand ma petite sœur a refusé de communier pendant quelques mois, cela a fait des remous dans la famille. Toutefois, à mesure que nous grandissions, ils nous ont laissé plus de liberté. Finalement, je suis content d’avoir reçu cette éducation. D’ailleurs, ma sœur est aujourd’hui pratiquante.

Comment as-tu vécu ton expérience œcuménique à Istina ?

La première année a été pour moi l’occasion de nombreuses découvertes. Je n’avais jamais vécu d’expérience œcuménique. J’ai notamment été surpris par le déroulement du culte protestant. Je suis content d’avoir pu ainsi fréquenter des résidents de nombreuses confessions.

Un souvenir marquant ?

Le jour où nous avons pique-niqué tous ensemble. J’ai pu mieux découvrir des résidents avec qui j’avais moins discuté jusque là.


27/05/2018

Ce 27/05/2018, les résidents d’Istina ont vécu leur troisième dimanche commun de l’année universitaire 2017-18, en découvrant cette fois-ci la tradition catholique.

Le matin, c’est à l’église de Saint-Étienne-du-Mont, sur la montagne Sainte-Geneviève (Paris 5e) que les résidents se sont rendus pour la messe. On y célébrait les huit cents ans de l’installation de l’Ordre des prêcheurs à Paris, dans le quartier latin. La messe de la paroisse était pour l’occasion présidée par Mgr Jean-Louis Bruguès, dominicain, évêque émérite d’Angers, actuellement bibliothécaire et archiviste du Vatican. Tous les résidents s’émerveillèrent de la beauté de l’église, notamment de son jubé.

De retour à Istina, on dégusta le délicieux repas préparé par Samuel (entrée avocat/crevette/mangue, quiche au thon, puis salade de fruits).

Pour le café, on retrouva deux dominicains, Adriano Oliva et Marc Millais : naissance de l’université de Paris et des Ordres mendiants, relations entre clergé séculier (diocésain) et régulier (religieux)… la conversation porta sur l’histoire du catholicisme dans la capitale française.

Puis les résidents purent découvrir le travail de la Commission léonine, qui depuis 1879 édite les œuvres de saint Thomas d’Aquin. Actuellement, environ un tiers de ses écrits ont fait l’objet d’une édition scientifique. Dans les locaux de la Léonine, voisins de ceux d’Istina, on examina deux incunables et un manuscrit médiéval, daté du temps de saint Thomas. Ce manuscrit, accompagné des explications du frère Millais, suscita un fort intérêt chez les résidents, qui purent en apprendre beaucoup sur la discipline hermétique mais passionnante de la paléographie. Ils purent également contempler l’écriture hiéroglyphique de saint Thomas sur un fac-simile qu’on leur montra.

Après ce temps très érudit, la journée se termina par un grand ménage, dans la joie.


26/05/2018

Nicolas C. achève sa deuxième année à la résidence Istina. Il livre quelques impressions sur cette expérience.

Quel est ton parcours et comment es-tu arrivé à Istina ?

Après des études plutôt scientifiques, j’ai travaillé pendant quatre ans au sein du ministère de l’économie. Je me suis inscrit il y a deux ans à l’Institut protestant de théologie de Paris. A ce moment là, je ne savais pas où loger à Paris. Alors, il y a eu un petit miracle : le secrétariat de l’Institut m’a suggéré la résidence Istina, qui est à deux pas, et on m’y a accepté.

Quelle est ta confession ? Peux tu nous en parler ?
Je peux me définir comme protestant de tendance charismatique. Mais mon identité est multiple, car mon père est catholique et ma mère protestante, et je reste attaché au catholicisme. Je vais habituellement au culte au temple du Marais, occasionnellement à la messe. Je fais actuellement des études pour devenir pasteur. J’apprécie particulièrement la théologie. J’ai conçu ma vocation en lisant la traduction de Chouraqui, et l’Évangile en grec. J’ai alors eu un fort désir d’étudier la Bible, et j’ai désiré le faire professionnellement.

Comment as-tu vécu ton expérience œcuménique à la résidence Istina ?

Ce que j’ai apprécié le plus, ce sont les dimanches communs : voir comment les autres courants chrétiens pratiquent leurs cultes. J’ai bien aimé aussi les débats : je trouvais que le niveau intellectuel était élevé, avec une forte culture théologique.

Un souvenir marquant ?

Le dimanche commun de mai 2017, quand nous avons pique-niqué tous ensemble au parc Monceau, après avoir assisté au culte orthodoxe à la cathédrale russe de la rue Daru, et avant de visiter d’autres cathédrales orthodoxes dans Paris.


12/05/2018

Rencontre avec un résident italien : Eugenio.

Quel est ton parcours et comment es-tu arrivé à Istina ?

Je viens de Rome. J’enseigne l’italien à Paris. J’ai fait des études de philosophie, mais en Italie, il y a seulement un concours tous les dix ou quinze ans pour devenir professeur. En Italie, ça va mal. J’ai donc voulu partir de mon pays, où je ne trouvais pas de travail. Je suis venu en France car c’est à Paris que l’on m’a contacté après avoir envoyé mon CV. J’étais déjà lié à Paris parce que j’y avais écrit mon mémoire de master.

Quelle est ta confession ?
Je suis catholique romain, et je me situe plutôt dans le courant progressiste. Je n’ai pas vraiment de paroisse fixe. En Italie, le catholicisme n’est pas comme en France, il est davantage lié à notre culture, il imprègne la vie : la grande majorité des gens est plus ou moins catholique. Il n’est donc pas militant comme le catholicisme français.
Je me suis éloigné de la religion à l’entrée à l’université, vers 19 ans. J’ai commencé à revenir vers Dieu il y a trois ou quatre ans.

Comment as-tu vécu ton expérience œcuménique à Istina ?
J’ai apprécié les moments de prière ensemble. Je suis content d’avoir pu découvrir de nouvelles traditions chrétiennes, comme l’anglicanisme et le courant évangélique.

Un souvenir marquant cette année ?
Le moment le plus marquant pour moi a été le soir où nous sommes allés à la rencontre des jeunes migrants. J’étais fatigué, et donc un peu réticent avant de partir. Toutefois, j’ai finalement été très heureux de cette expérience de solidarité, qui était nouvelle pour moi.


4/02/2018

Le deuxième dimanche commun d’Istina de l’année 2017-18 a eu lieu le 28 janvier. Cette fois-ci, nous étions en tradition protestante : temple du Marais le matin, et culte d’Hillsong, église évangélique d’origine australienne, en fin d’après-midi. Des Églises fréquentées par deux d’entre nous.

Au temple du Marais, tous les résidents ont salué la qualité du sermon de la pasteure Caroline Bretones, bien dans la ligne du mouvement des attestants dont cette paroisse de l’Église protestante unie de France est représentative. En revanche, d’autres aspects du culte ont dérangé certains : le manque de temps de silence, le Credo reformulé que certains ont trouvé curieux, et surtout l’absence d’eucharistie.

Les résidents sont ensuite retournés chez eux quelques heures pour déguster un délicieux repas préparé par Samuel, composé de fajitas et d’un immense gâteau-cookie. Autour d’un café, ils ont ensuite discuté de la liturgie du matin.

Par ce beau dimanche ensoleillé, tous sont ensuite partis à pied pour assister au culte d’Hillsong, qui se tenait près de Châtelet Les Halles. Ce qui permit de poursuivre les discussions, toujours passionnantes.

Le culte d’Hillsong se déroulait dans une salle de concert moderne, avec un grand écran et des décorations futuristes. Le culte commença par une une suite de chants pop issus du répertoire d’Hillsong. Les résidents d’Istina eurent du mal à entrer dans cette louange, et restèrent d’ailleurs très statiques sur leurs sièges, en comparaison de la jeune assemblée déchaînée. Le prédicateur, quant à lui, tenta dans son commentaire de la Bible de dire l’essentiel de la foi chrétienne, sans fioritures ni complications théologiques, tout en agrémentant son discours de divers détails sur sa vie personnelle. Sa prédication sembla très longue à certains d’entre nous.

À la sortie du culte on décida de prendre un verre dans un café près de Beaubourg, et les discussions théologiques allèrent bon train. Certains résidents furent sévères avec ce qu’ils avaient vu, on eut même des comparaisons avec une boîte de nuit. D’autres toutefois mirent en avant le côté « kerygmatique » du message apporté – le but était de dire le cœur du message évangélique -, en comprenant bien qu’il s’adressait d’abord à des jeunes au début de la vie chrétienne.


23/12/2017

Les résidents d’Istina n’ont pas longtemps hésité avant de choisir une activité pour la soirée du jeudi précédant la fête de la Nativité. Ils ont unanimement rejeté l’éventualité de faire un simple repas de Noël, avec des invités. Ayant décidé d’aller aider des sans-abris, le choix du lieu s’est finalement arrêté sur la Porte de la Chapelle, où résident de nombreux migrants.

Au programme, distribution de thé et de gâteaux par trois trinômes, formés par les résidents au complet (moins Frederik), accompagnés des deux animateurs d’Istina. En chemin, l’enthousiasme était presque général. Arrivés à la Porte de la chapelle, les résidents ont été confrontés aux réalités de l’immigration : groupes de personnes vivant dans des conditions insalubres, communication difficile avec des migrants ne parlant pas toujours français ou anglais… La jeunesse des migrants, ou les outils technologiques (portable, tablette) que certains utilisaient, a également surpris les résidents d’Istina.

Les deux heures passées à distribuer des gâteaux ont réservé des surprises. Par exemple, un des trinômes a été invité à donner du thé et des biscuits à un couple et leur nourrisson dans une tente ; avec, un instant, l’impression d’être des rois-mages bien démunis dans cette crèche d’aujourd’hui. Vincent, Alexandre et Samuel ont, de leur côté, appris la triste histoire d’immigrés somaliens, partis de leur pays à cause de la guerre : l’un d’eux ne savait pas où il était né.

Certes les gâteaux et le thé distribués n’ont sans doute pas significativement amélioré le sort des migrants ; mais ce geste leur à au moins montré qu’on se souciait d’eux. Les résidents sont donc repartis la joie dans le cœur, heureux d’avoir marqué Noël d’une façon véritablement chrétienne.


 3/11/2017

Les débats à Istina sont toujours animés, parfois passionnés, mais ils se tiennent toujours avec un fond de respect qui permet finalement de tout arranger. Quatre débats ont eu lieu jusqu’à présent. Le premier s’est tenu il y a quatre semaines. Racontons-le dans le détail, pour avoir un exemple de la façon dont se déroule une soirée…

On débattit sur la place et l’importance des gestes pendant la célébration eucharistique. Dans une messe catholique par exemple, fallait-il que les fidèles restent debout pendant la prière eucharistique ou s’agenouillent en signe de dévotion comme l’affirmait Vincent ?

Alexander l’interrogea : pourquoi vouloir imposer des gestes et des positions pendant la liturgie ? Les baptistes, eux, n’imposaient rien. Vincent admit qu’il ne fallait rien imposer, mais qu’il valait mieux suivre une norme : observer tous les mêmes gestes liturgiques permettait de renforcer la communion entre les participants, et par là-même les aidait à prier et à se recueillir…


18/10/2017

Les soirées du jeudi sont sacrées à Istina ! Elles débutent par une prière, sous forme anglicane, catholique, orthodoxe ou protestante. Notre liturge, Nicolas B, attribue un rôle à certains d’entre nous qui participons à la liturgie : lecteur, président, thuriféraire (pour l’encens), ou ciroféraire (pour les bougies). Chacun adopte des gestes qui ne lui sont pas habituels, pour pouvoir vivre ensemble la prière.

S’en suit un repas plantureux, préparé à tour de rôle par les résidents : plat et dessert. Ceux-ci ont jusqu’à présent été réussis : nouilles avec une sauce au saumon, suivis d’une glace (Jean Paul), poulet rôti avec salade concombre, suivis d’un gâteau aux framboises (Nicolas B), pizzas et quiches faites maison suivies d’un tiramisu (Nicolas C.), et enfin Chili con carne accompagné de riz, suivi d’une glace au café et au citron (Alexander)…

Enfin, nos soirées se terminent par un débat, dont l’animateur est Dominik, dominicain. Celui-ci se prolonge jusqu’à 22 h. Mais les résidents discutent généralement plus longtemps, entraînés par la passion argumentative. A signaler parmi les débatteurs tardifs Vincent, Nicolas B, Alexander et Jean-Paul…

Comment se sont déroulés ces débats jusqu’à présent ? Vous le saurez en lisant le prochain post !


11/10/2017

Les résidents d’Istina ont connu dimanche dernier leur premier dimanche commun. Au programme : visite de la cathédrale américaine (Paris 8e), de culte anglican, puis visite d’une exposition sur les chrétiens d’Orient.

L’eucharistie célébrée à la cathédrale américaine avait ce jour-là un caractère particulier. En effet, pour la fête de saint François d’Assise, eut lieu en milieu de célébration une bénédiction d’animaux. À noter la présence d’un magnifique chien blanc, qui a fait le ravissement de notre petit groupe et de toute l’assistance. À la fin de la célébration, nous avons salué la doyenne Lucinda Laird, qui nous a donné quelques explications sur cette cérémonie qui avait suscité étonnement, perplexité ou amusement.

Pendant le repas – nous avons dévoré avec délectation quelques falafels –, la question des ministères féminins a aussi généré de bonnes discussions entre les résidents.

Puis notre petit groupe s’est rendu à l’Institut du monde arabe (Paris 5e) au centre du monde arabe, pour y voir l’exposition Chrétiens d’Orient. Deux mille ans d’histoire. On y admira une intéressante succession d’œuvres issues de l’Antiquité tardive, du Moyen âge, et de l’époque moderne.

La journée se finit en beauté avec une corvée de nettoyage à Istina : il s’agissait de nettoyer toutes les portes, qui en avaient bien besoin. Cette tâche fut réalisée avec célérité et efficacité sous la ferme direction de Samuel, notre maître de maison.


Échos de l’année universitaire 2017-18

« Une nouvelle année débute pour la résidence Istina, avec plusieurs nouveaux arrivants ! Eugenio, Frederik, Nicolas et Jean-Paul sont heureux d’accueillir :

Nicolas, anglican et étudiant en théologie à l’Institut orthodoxe Saint-Serge ;

Alexander, protestant calviniste, exerçant le métier de recruteur (RH) ;

Samuel, protestant évangélique, étudiant en biologie ;

– Vincent, catholique, surveillant dans un collège.

Nous aurons l’occasion de les découvrir tout au long de l’année !

Nous regrettons néanmoins le départ de Louis-Marie, Vincent, Thomas, Lefteris, et Branko. Que le Seigneur les garde, là où ils sont aujourd’hui, et les accompagne dans tous leurs projets.


22/05/2017

Il n’y a pas que des catholiques et des protestants à Istina, il y a aussi des orthodoxes ! C’est le moment de demander à Lefteris [Ελευθεριος] ce qu’il a pensé de son année ici.

Originaire de Grèce, j’ai 21 ans, et je suis étudiant en licence 3 de gestion à Paris I. L’année prochaine, je partirai poursuivre mes études pendant un semestre aux États-Unis. À Paris, je fréquente la Métropole grecque orthodoxe Saint-Stéphane.

Istina, c’est un groupe de résidents, varié et sympathique, avec des soirées hebdomadaires et des dimanches en commun qui permettent de mieux se connaître et de passer de bons moments. J’ai appris beaucoup de choses sur les particularités des autres confessions chrétiennes et sur la mienne également. Bref je recommande l’aventure à tout jeune chrétien, quelle que soit sa confession !


05/05/2017

Il est temps de découvrir un troisième résident : Thomas. Pour l’occasion, une interview s’impose :

Que fais-tu actuellement dans la vie ?

Je suis musicien professionnel, avec une particularité : je mets ma musique au service de Dieu. Je suis aussi responsable de l’aumônerie collège et lycée sur la paroisse Saint-Pierre-de-Montrouge (Paris 14e).

Quel âge as-tu ?

25 ans.

D’où viens-tu à l’origine ?

Avignon (le sud, patrie de l’apéro !)

Cite une chose qui te plaît dans le fait de vivre ici.

La pluralité de nos profils ! Pas un ne ressemble à l’autre et ça donne une richesse géniale !

Qu’as-tu appris de cette année dans la résidence œcuménique ?

L’unité des chrétiens, c’est bien, il faut se battre pour !


07/03/2017

« On ne se laisse pas abattre par l’hiver ! Les repas en commun sont toujours un bon moment, qui se prolonge par un after à discuter et débattre. Le premier trimestre a été riche en ateliers et en partages personnels et le second est rempli d’explorations de nos traditions respectives… Que nous réservera le troisième trimestre ? Le public retient son souffle. »


21/01/2017

« Istina, c’est avant tout faire de la communion œcuménique œcuménique une priorité dans sa semaine. J’avoue que, entre le boulot, mon Église, la famille, les autres engagements – surtout à Paris –, ça serait difficile pour moi de faire de rencontrer des gens d’une autre confession chrétienne, et encore plus de vivre la communion avec eux ! Mais quand ce sont mes colocs, c’est simple et même enthousiasmant de passer tous les jeudis ensemble.

Et puis, la vie en commun, ça multiplie les occasions d’apprendre à connaître les spécificités théologiques des uns et des autres, et de voir comment ça affecte leur vie, leurs choix, etc. Le jeûne, par exemple, est assez codifié chez les catholiques, encore plus chez les orthodoxes, mais chez les protestants, c’est très variable. On le remarque et on peut l’observer en détail quand on vit ensemble, et on en parle, ça fait tomber des idées fausses. On peut même en rire !

Bref, je recommanderais cette expérience de vie à tous les chrétiens, particulièrement s’ils n’ont aucun contact avec d’autres milieux confessionnels. C’est l’idéal pour apprendre à faire attention à nos sensibilités réciproques, et à reconnaître la valeur que chacun peut apporter à l’autre pour être ensemble le Corps du Christ. »

Vincent, 29 ans, consultant dans le domaine informatique.


14/01/2017

« Trois choses sont fantastiques à Istina :

Tout d’abord, le dialogue interconfessionnel : c’est une occasion formidable de discuter avec des gens de spiritualités très différentes, mais tous rassemblés par leur foi en Christ. Forts de ce point commun, nous avons l’occasion de discuter entre nous de sujets profonds, spirituels et personnels. Pour ma part, j’ai pu témoigner de mon engagement avec la Communauté de l’Emmanuel : un lieu privilégié pour vivre la compassion, l’évangélisation et l’adoration avec des jeunes de mon âge, en partageant sur la manière dont je vis de la Parole de Dieu tous les jours.

Ensuite on est super libres : le fonctionnement s’apparente davantage à une coloc’ (d’où une ambiance unique), qu’à un foyer étudiant. D’ailleurs certains d’entre nous ne sont plus étudiants.

Enfin, il faut tout de même mentionner nos mythiques dîners du jeudi soir : une véritable institution, au cours de laquelle chacun d’entre nous remue ciel et terre pour concocter aux autres un dîner digne des plus grands chefs étoilés ! »

Louis-Marie, 21 ans, en master de droit public à Paris V.


Échos de l’année universitaire 2016-17

« Istina, ce sont des rencontres et des profils très différents ! Cette année, du point de vue confessionnel, nous avons 4 catholiques, 2 orthodoxes et 2 protestants. Du point de vue géographique, ce sont un Sri-lankais, un Grec, un Serbe, un Italien, des Français… on dirait le début d’une blague, mais c’est bien plus que ça, tout en restant très fun ! »