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L’herméneutique œcuménique de Paul Ricœur selon la « Conférence de Trente » – Beate BENGARD

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Texte inédit d’une conférence de Paul Ricœur donnée à Trente en l’an 2000, et consacrée aux questions œcuméniques.

Bien que le philosophe ait abordé l’œcuménisme en différents lieux de son œuvre, ce texte est sa contribution la plus systématique et la plus cohérente sur ce thème.

L’herméneutique œcuménique de Paul Ricœur selon la « Conférence de Trente ». Notes explicatives de Beate Bengard, théologienne luthérienne.

Après avoir présenté comme incommensurables les différences des convictions de foi dans la première partie de sa conférence, Paul Ricœur consacre la deuxième aux possibilités d’atténuer ces différences ou de jeter de ponts entre elles, de sorte que les relations entre chrétiens de différentes confessions ne soient pas dominées par la rivalité ou le conflit mais par la reconnaissance mutuelle. Pour y arriver, il propose deux paradigmes : le paradigme de la traduction et le paradigme du pardon.

Conférence de Paul Ricœur et commentaires de Beate Bengard publiés dans la revue Istina, 2016/1.

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Description

Paul Ricœur a prononcé sa conférence dans une situation spécifique qu’il faut prendre en compte pour comprendre les enjeux de ses propos : quelques mois avant le colloque à Trente, le 31 octobre 1999, la Déclaration commune sur la justification par la foi avait été signée à Augsbourg entre le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens et la Fédération luthérienne mondiale. Malgré l’écho largement positif que ce document avait suscité, il fut aussi l’objet d’un vif débat – notamment entre théologiens protestants en Allemagne, dont certains estimaient que les conclusions œcuméniques de la Déclaration commune contredisaient ou affaiblissaient les positions confessionnelles respectives. De plus, certains d’entre eux jugeaient non convaincant la méthode du « consensus différencié » sur laquelle est fondé cet accord. C’est dans cette situation que Ricœur énonce lui aussi une critique envers la Déclaration commune. Mais au lieu de traiter les problèmes dogmatiques que le document voudrait résoudre, il s’interroge sur la possibilité du dialogue œcuménique à un niveau plus fondamental et il touche à des problèmes qui ne concernent pas seulement cet accord œcuménique. Dans sa contribution, il ne nie pas les démarches des « œcuménistes du consensus », tels les auteurs de la Déclaration commune, mais il formule un complément utile à leur programme. […]

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