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L’œcuménisme comme « échange de dons » selon Jean Paul II – Michel MALLEVRE

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L’œcuménisme comme « échange de dons » selon Jean Paul II

Résumé : L’auteur situe les emplois œcuméniques de l’expression « échange de dons » dans les différentes interventions du pape Jean Paul II, puis étudie sa signification en s’appuyant essentiellement sur l’encyclique Ut unum sint.

Article de Michel Mallèvre, publié dans la revue Istina, 2008/1. Pour acquérir ce fascicule, cliquer ici.

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Description

Extraits de l’article :

L’image employée par le pape nous suggère bien que les différentes Églises et communautés sont d’une certaine manière porteuses de cultures chrétiennes complémentaires, et qu’elles ont besoin les unes des autres pour exprimer ensemble la plénitude du mystère du Christ. Sans le dialogue qui nous fait prendre conscience de notre infidélité et des dons mieux mis en valeur par les autres, nous ne pouvons que nous enfermer dans un orgueil illusoire et réduire la marche vers l’unité à un retour à la situation antérieure au schisme. Bien plus, le dialogue permet à l’Église d’être elle-même en étant enrichie de tous les dons de l’Esprit. On comprend alors que le pape Jean Paul II ait osé écrire que les schismes avaient en quelque sorte quelque chose de providentiel :

« Les divisions ne vont-elles finalement pas permettre à l’Église de découvrir la multiplicité des richesses contenues dans l’Évangile et dans la Rédemption du Christ ? Peut-être ces richesses n’auraient-elles pas été découvertes autrement… Dans une perspective plus générale, il est sûr que l’homme a besoin d’une certaine dialectique pour développer ses capacités de connaissance et d’action. L’Esprit saint, dans sa bienveillance divine, n’a-t-il pas tenu compte de cette réalité humaine ? Ne faut-il pas que le genre humain parvienne à l’unité par la pluralité, qu’il apprenne à être une seule Église dans le pluralisme des formes de pensée et d’action, de culture et de civilisation ? Une telle interprétation ne correspond-elle pas, au moins en partie, à la sagesse, à la Bonté, et à la Providence dont Dieu a toujours fait preuve à l’égard de ses créatures ? Mais ces considérations ne peuvent pas justifier des divisions qui vont en s’accentuant ! »

[…]

Fort peu commentée lors du pontificat du pape défunt, l’image de l’échange de dons est aujourd’hui fréquemment employée par les acteurs du mouvement œcuménique. Mais un emploi aussi fréquent ne manque pas de poser question dans un contexte de sentiment de stagnation de l’œcuménisme lié à une réaffirmation des identités confessionnelles. En l’employant ainsi de plus en plus souvent, lui conserve-t-on tout le dynamisme que voulait lui donner Jean Paul II ? S’agit-il de se contenter de quelques emprunts à la spiritualité des partenaires, en se résignant à une coexistence pacifique avec eux ? Ou bien s’agit-il de promouvoir un véritable « dialogue de la conversion », avec la conviction que « plus que jamais nos Églises ont besoin les unes des autres » ?

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