Accueil/Articles PDF/Justice sociale et œcuménisme en Afrique du Sud durant et après l’apartheid – Philippe DENIS

Justice sociale et œcuménisme en Afrique du Sud durant et après l’apartheid – Philippe DENIS

5,00 

Justice sociale et œcuménisme en Afrique du Sud durant et après l’apartheid

Soucieux de montrer comment le mouvement œcuménique et le mouvement anti-apartheid n’ont cessé de se renforcer mutuellement, l’auteur expose la lente prise de conscience par les Églises du péril représenté par le programme de ségrégation du parti national élu en 1948, puis les initiatives communes prises contre le régime et finalement l’affaiblissement du mouvement œcuménique depuis l’arrivée au pouvoir de l’ANC et l’essor de communautés pentecôtistes.

Careful to point out the way in which the ecumenical and anti-Apartheid movements mutually reinforced one another, the author shows the slow growth, on the part of the Churches, of an awareness of the threat represented by the segregationist policies of the National Party elected in 1948, and then the joint efforts undertaken in opposition of the regime, and finally the weakening of the ecumenical movement in the wake of the coming to power of the ANC, and the growth of Pentecostal communities.

Article de Philippe Denis, dominicain, professeur d’histoire du christianisme à l’École de théologie de l’Université du KwaZulu Natal, en Afrique du Sud, publié dans la revue Istina, 2017/4. Pour acquérir ce fascicule, cliquer ici.

Pour acquérir l’article au format PDF, l’ajouter au panier.

Catégorie :

Description

Extrait de l’article :

Si la question des rapports entre mouvement œcuménique et apartheid se pose, c’est parce que le régime de Pretoria se revendiquait explicitement du christianisme. Son ciment idéologique était l’argument de la défense de l’Occident chrétien contre le communisme et la barbarie. C’est un pasteur, J. S. du Plessis, il faut le rappeler, qui utilisa, semble-t-il pour la première fois, le mot apartheid dans un discours au synode de l’Église réformée néerlandaise (Nederduitse Gereformeerde Kerk) de l’État libre d’Orange en 1929. Pendant longtemps, les Églises chrétiennes ont accepté dans les faits sinon dans les discours la réalité de l’apartheid, à savoir une séparation selon la race dans tous les domaines, y compris les paroisses et les séminaires.

Mais si l’apartheid était un phénomène chrétien, l’opposition à l’apartheid n’en était pas moins un aussi. Les Églises ont joué un rôle non négligeable dans la lutte contre le régime, surtout à partir des années 1960. Comme les sessions de la Commission de Vérité et Réconciliation consacrées aux communautés de foi l’ont montré en 1997, les Églises, tant protestantes que catholique, ont été tout à la fois complices, victimes et opposantes de l’apartheid. Il en a été de même au plan international. Si des milieux chrétiens d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Australie ont fourni des soutiens à l’apartheid, d’autres, non moins actifs, ont encouragé et financé le mouvement de libération. L’apartheid a été, aux côtés de la guerre du Vietnam et du Chili de Pinochet un des grands foyers de mobilisation citoyenne de la seconde moitié du xxe siècle.

Aller en haut