L’avenir de l’œcuménisme dans l’Église orthodoxe de Grèce. Problèmes et ressources – Stavros YANGAZOGLOU

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Article publié dans la revue Istina, 2019/2.
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Résumé : Après avoir rappelé l’ambivalence de l’attitude orthodoxe vis-à-vis du mouvement œcuménique, l’A. souligne la montée de courants fondamentalistes, puis il s’interroge sur les moyens de sensibiliser à l’œcuménisme le peuple chrétien, avant de considérer quelques défis pour l’Église de Grèce : la conciliarité, qui a manifesté ses limites lors du concile de Crète ; l’ecclésiologie eucharistique, contredite par un épiscopocentrisme exagéré ; l’éloignement des laïcs de la vie liturgique et de l’administration de l’Église ; la question des rapports entre l’Église et l’État.

Abstract : After recalling the ambivalence with which the Orthodox Church has viewed the Ecumenical Movement, the author stresses the rise of fundamentalism, which leds him to wonder what measures might sensitize Christian people to ecumenical concerns, after which he considers several challenges faced by the Greek Church : concialiarity, which showed the limits of the Council of Crete ; Eucharistic ecclesiology, which is contradicted by an exaggerated focus on thte episcopacy ; the distancing of the laity from the liturgyand the administration of the Church ; the question of the relationship between Church and state.

Auteur : Université d’Athènes.

Extrait de l’article : La participation des Églises orthodoxes au mouvement œcuménique et aux divers dialogues théologiques n’a jamais été sans nuages ni sans problèmes. Les orthodoxes ont souvent montré une attitude ambivalente et défensive en ce domaine et exprimé un avis fortement critique et réprobateur soit sur les modalités des prises de décision au sein du COÉ, soit sur les initiatives unilatérales concernant l’hospitalité eucharistique, l’ordination des femmes, l’uniatisme, l’ecclésiologie fluctuante des confessions protestantes, les tendances manifestes de syncrétisme religieux, etc. Ces vingt dernières années ont vu naître un important courant anti-œcuménique, fondamentaliste et anti-occidentaliste au sein de nombreuses Églises orthodoxes, récusant tout dialogue et tout examen de soi. Ce courant, qui commençait à poindre dans les marges, a pris une tonalité nettement anti-occidentale et s’est renforcé après la chute des régimes communistes de l’Europe de l’Est, considérant le mouvement œcuménique comme une nouvelle forme d’internationalisme occidental et comme le cheval de Troie de l’Occident chrétien menaçant les pays orthodoxes et leur culture spécifique. Dans ce contexte, les griefs historiques, culturels et théologiques de l’orthodoxie contre l’Occident sont très sommairement réinterprétés et instrumentalisés.

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